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Qualifications aux fonctions de professeur (art. 46-3), 2009

6 Septembre 2009 , Rédigé par Anne Lavigne Publié dans #Qualifications

La section 5 du CNU (collège des professeurs) s'est réunie le vendredi 4 septembre 2009 pour se prononcer sur la qualification aux fonctions de professeur des universités (procédure dite "voie longue" ou "article 46-3"). Deux postes étaient publiés pour les universités suivantes : Université de Perpignan, PRES UniverSud. Les Conseils d'administration siégeant en formation restreinte de ces établissements ont classé un seul candidat sur chaque poste, de sorte que le CNU a examiné deux dossiers. A été qualifié : Walter Briec, maître de conférences à l'Université de Perpignan. 

Les résultats du vote ont été les suivants :
Walter Briec : 20 voix pour la qualification, 2 voix contre
Isabelle Nicolaï : 10 voix pour, 11 voix contre, 1 abstention

Il est regrettable que, dans une situation de forte pénurie (19 postes avaient été demandés au Ministère par les établissements), un des deux postes reste non pourvu. L'opinion majoritaire du CNU reste attachée à l'examen des seuls supports de publications, sans considération pour les autres dimensions du métier d'enseignant-chercheur (enseignement, animation scientifique, responsabilités administratives). Par ailleurs, la spécificité de la "voie longue" est dévoyée, puisqu'au bout du compte, les critères requis pour la voie longue s'alignent sur ceux exigés au concours d'agrégation.

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Olivier 09/10/2009 20:44


C'est effectivement dommage, d'autant plus que l'état d'esprit de la voie longue semble être justement de promouvoir des profils un peu différents des profils uniquement orientés vers la recherche
déjà récompensés par l'agreg (où il est clairement dit que les cours et les tâches administratives comptent pour 0).

D'un côté, la multiplication des tâches administratives amène à faire reposer une partie de plus en plus grande de ces dernières sur les MCF, alors même qu'en parallèle le coût d'opportunité de ces
tâches ne cesse de croître.

Le droit de veto du CNU semble par ailleurs en contradiction avec la politique d'autonomie des universités. Si l'université en question demande la promotion d'un enseignant-chercheur n'ayant pas
démérité à ses yeux, il semble assez anachronique qu'un organe central ayant visiblement une lecture très quantitative des dossiers vienne décider de la pluie et du beau temps dans la politique de
cette université.
Par ailleurs, la diversité des thèmes de recherche est également mise à mal, car il est clair qu'il est plus simple d'empiler les papiers en faisant de la recherche opérationnelle qu'en abordant
des thèmes moins porteurs comme la responsabilité sociale des entreprises, ceux-ic étant déjà largement censurés au niveau de l'agreg.